Vendredi 8 septembre 2006
Intervention de François Hollande hier à l'Assemblée Nationale à propos du projet de fusion GDF - Suez
Nous avons à débattre aujourd’hui bien plus que de la privatisation de Gaz de France, mais de l’avenir énergétique du pays. Cette question devrait être au cœur des grands choix politiques de 2007. Chacun en connaît les enjeux : le réchauffement de la planète qui pose la question de notre propre modèle de développement ; la fin des énergies fossiles qui oblige à préparer –dès aujourd’hui- la société sans pétrole ; la sécurité des approvisionnements dans un monde marqué par les désordres et les conflits ; et, enfin, l’égal accès de tous à l’énergie dans un contexte de hausse continue des prix des matières premières. C’est à l’aune de ces réalités-là que doit être regardée l’organisation du secteur énergétique dans notre pays. Au lieu de prendre la mesure de ces défis, vous nous présentez un projet dont le seul objet est de démanteler, pour des raisons idéologiques, les fondements du service public de l’énergie. Par la privatisation de GDF, la libéralisation du marché, la dérégulation de l’énergie, vous redonnez au marché le rôle principal dans un domaine stratégique, là où l’Etat aurait dû garder sa responsabilité pour préparer l’avenir. Nous disons solennellement que les Français auraient dû être saisis d’une telle décision à l’occasion de l’élection présidentielle. Et qu’il y a plus que de la légèreté à délibérer en fin de législature de choix aussi lourds pour notre pays. Certes, nous pouvons diverger sur les solutions industrielles dans tel ou tel secteur ; nous pouvons nous opposer sur la part du capital public dans telle ou telle entreprise ; mais nous ne pouvons pas, à la veille d’une échéance décisive, changer les fondements de notre politique énergétique, modifier la nature des opérateurs et décider des regroupements d’entreprises qui vont engager la France pour longtemps. Voilà pourquoi ce débat est si important et voilà pourquoi nous voulons que le Parlement lui consacre le temps nécessaire, afin que les Français soient informés des conséquences de l’adoption d’un tel projet sur leur vie quotidienne, leur pouvoir d’achat, mais aussi sur leur sécurité et leur environnement.
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Vendredi 8 septembre 2006
INFORMATION
La prochaine réunion de section se tiendra le 21 septembre prochain à 20 heures à la mairie de Nilvange. Après l'accueil et la présentation des nouveaux adhérents, nous ferons le point sur les modalités de vote pour la désignation de notre candidat à l'élection présidentielle. Avant le pot de rentrée, ce sera l'occasion d'échanger et de débattre à propos de ce temps politique important de la vie de notre parti.
Dans l'attente de t'y rencontrer...
Eric MAROCHINI - Secrétaire de section
Pari réussi pour cette troisième journée de mobilisation contre le CPE. Elle a réuni plus d'1,5 million de personnes, dont 5000 à Metz. Cette mobilisation, la plus importante enregistrée depuis le début du conflit, montre bien la détermination des Français hostiles dans leur grande majorité au plan gouvernemental (68 % selon les sondages). L’unité affichée par les organisations syndicales et les partis politiques de gauche pour faire front à la politique de Villepin reste solide puisqu’un appel à la grève générale pourrait être lancé en début de semaine ! De leur côté, les syndicats lycéens et étudiants appellent à une nouvelle journée d’action jeudi 23 mars alors que deux tiers des universités françaises restent toujours bloquées. Devant cette grogne généralisée, Villepin reste, comme à son habitude, autiste, se déclarant derechef hostile au retrait du CPE.
Les partis politiques constituent le rouage essentiel d'une démocratie. Conformément à la Constitution, ils concourent à l'expression du suffrage ; le parti politique est en effet le lieu où les citoyens peuvent, selon l'implication de leur choix, consacrer une fraction de leur temps à la vie et aux décisions collectives.
Le Parti socialiste, qui a fêté son centenaire en 2005, a une longue tradition d'humanisme et d'internationalisme. Il incarne les valeurs d'égalité et de justice sociale, de solidarité entre les générations et entre les nations, de liberté et de dignité des femmes et des hommes ; il oeuvre pour une société plus juste, où les solutions communes permettent l'épanouissement individuel. Parti du mouvement et du progrès, il refuse le renoncement face aux défis du monde moderne.
En adhérant avant le 1er juin, vous participerez au projet des socialistes pour 2007 et à la désignation du/de la candidat(e) à l'élection présidentielle.
Communiqué de presse envoyé au RL le 1er Mars
Suite aux articles parus dans l’édition Hayange du RL du 1er mars 2006, le groupe Socialiste du Conseil Municipal d’Algrange indique partager les inquiétudes formulées par les médecins généralistes de
la vallée. Alors que toutes les études de santé publique révèlent une très grande fragilité de nos populations, notamment en raison de son vieillissement, et que la démographie médicale appelle une réponse rapide des pouvoirs publics puisque nombre de généralistes prendront leur retraite prochainement, nous comprenons leur mouvement de grogne, plus que légitime à nos yeux. Les consultations en cabinet s’enchaînent, les gardes sont de plus en plus difficiles à assumer, les heures de travail se cumulent. Le tout se traduit par des journées longues et harassantes. Conséquence, et c’est un cercle vicieux, ces conditions d’exercice ne suscitent guère de nouvelles vocations pour le serment d’Hippocrate en médecine de ville. La densité d’accès aux premiers soins, qui est déjà bien en deçà des moyennes nationales dans notre bassin de vie, s’en retrouvera donc inexorablement affectée sans une incitation significative du Gouvernement pour assurer à minima la reprise des cabinets existants.